Le jardin des Tuileries est un jardin public gratuit du 1er arrondissement de Paris, situé entre le musée du Louvre, la rue de Rivoli, la place de la Concorde et la Seine. Il couvre environ 23 à 25 hectares et compte parmi les plus anciens jardins de la capitale.
- Entrée libre et gratuite toute l’année, sans billet ni réservation.
- Ouverture de 7h à 21h d’avril à septembre, de 7h à 23h en juin, juillet et août, de 7h30 à 19h30 de novembre à mars.
- Évacuation du site engagée 30 minutes avant la fermeture annoncée.
- Accès en métro : Tuileries (ligne 1), Palais Royal (lignes 1 et 7), Concorde (lignes 1, 8 et 12).
Où se trouve le jardin des Tuileries et quel espace couvre-t-il ?
Le jardin des Tuileries occupe le 1er arrondissement de Paris, sur la rive droite de la Seine. Il s’étend entre le musée du Louvre à l’est et la place de la Concorde à l’ouest, longé au nord par la rue de Rivoli et au sud par les quais. Cette position centrale en fait un point de passage naturel entre le quartier du Louvre, la Concorde, l’Opéra et les Champs-Élysées.
Sa superficie est annoncée entre 23 et 25,5 hectares selon les sources. L’écart vient du périmètre retenu : le domaine national du Louvre et des Tuileries englobe parfois le jardin du Carrousel, qui prolonge les Tuileries vers le palais. Le jardin du Carrousel est un espace distinct, plus proche de l’Arc de triomphe du Carrousel, alors que le jardin des Tuileries commence à l’ouest de la terrasse des Feuillants. La nuance compte si vous fixez un point de rendez-vous précis.
Le site est un espace public clos et grillagé, ouvert gratuitement. Il appartient au domaine national du Louvre et des Tuileries, géré par l’établissement public du musée du Louvre. Une dizaine de jardiniers d’art en assurent l’entretien courant, ce qui explique la netteté des alignements et la régularité des allées.
Horaires, gratuité et accès : organiser sa visite du jardin des Tuileries
L’entrée est gratuite et ne demande aucune réservation. Seules les activités payantes, comme les petits bateaux ou le manège, sont facturées à l’unité. Les horaires suivent la saison et la luminosité : le jardin ferme plus tard en été, quand les promeneurs s’attardent autour des bassins.
| Période | Ouverture |
|---|---|
| Janvier, février, mars, novembre, décembre | 7h30 à 19h30 |
| Avril, mai, septembre, octobre | 7h à 21h |
| Juin, juillet, août | 7h à 23h |
La fermeture s’accompagne d’une évacuation progressive, engagée environ 30 minutes avant l’heure annoncée. Ces horaires peuvent évoluer selon les événements, les travaux ou la météo : consulter la page officielle du domaine avant de partir évite un déplacement inutile.
Côté transports, la station Tuileries sur la ligne 1 débouche directement dans le jardin. Palais Royal (lignes 1 et 7) et Concorde (lignes 1, 8 et 12) desservent les deux extrémités. Plusieurs lignes de bus longent la rue de Rivoli et le quai des Tuileries, et les stations de vélos en libre-service sont nombreuses aux abords. En voiture, le stationnement relève du parcours du combattant : mieux vaut viser un parking souterrain du quartier ou renoncer à l’automobile.
L’histoire du jardin des Tuileries, des fabriques de tuiles au jardin royal
Le nom vient des tuileries, ces fabriques de tuiles installées sur le site bien avant l’arrivée de la cour. En 1564, Catherine de Médicis lance la construction du palais des Tuileries et l’aménagement d’un jardin destiné à le mettre en valeur. Le projet initial relève du jardin Renaissance, avec des parterres compartimentés et des décors confiés notamment à Bernard Palissy.
Entre 1605 et 1625, le domaine s’enrichit d’une orangerie et d’une magnanerie, dédiée à l’élevage des vers à soie. Puis vient le tournant décisif : en 1664, Colbert et Louis XIV confient à André Le Nôtre le redessin complet du jardin. Le paysagiste impose un axe central, des parterres bas, des quinconces et une perspective monumentale qui deviendra la référence du jardin à la française. Ce vocabulaire, fondé sur la symétrie et la ligne de fuite, reste lisible aujourd’hui, à l’opposé des principes d’un Jardin japonais qui privilégie l’asymétrie et la suggestion.
Le jardin traverse ensuite les soubresauts de l’histoire. En 1783, une foule assiste depuis ses allées à la première ascension de personnes dans un ballon à gaz. Le 10 août 1792, la prise des Tuileries marque un épisode décisif de la Révolution, suivi en 1794 par la cérémonie de l’Être suprême. Sous le Second Empire, le jardin se dote de l’orangerie actuelle en 1852 et du jeu de paume en 1861. Pendant le siège de Paris, en 1870 et 1871, des ballons montés sont fabriqués et lancés depuis le site. En 1871, l’incendie du palais des Tuileries pendant la Commune laisse un squelette de ruines, démolies entre 1882 et 1883. Le jardin, lui, survit à la disparition du bâtiment qui l’avait fait naître.
Le classement au titre des monuments historiques intervient en 1914, l’inscription comme site en 1975, et le label jardin remarquable en 2019. Depuis 2005, les Tuileries sont rattachées à l’enceinte du Louvre, ce qui unifie la gestion d’un ensemble fréquenté par plus de quatorze millions de visiteurs par an.
Que voir dans le jardin des Tuileries : bassins, terrasses et statues
La promenade se lit comme une succession de séquences paysagères. Le Grand Carré, près du Louvre, ouvre la perspective. Vient ensuite le Grand Couvert, zone boisée et ombragée, puis l’Octogone et son grand bassin octogonal, point de convergence des regards vers la Concorde. Le bassin rond, plus modeste, sert de repère aux familles.
Deux terrasses structurent les côtés : la terrasse du Bord de l’eau, qui domine la Seine, et la terrasse des Feuillants, côté rue de Rivoli. Toutes deux offrent des points de vue dégagés sur l’axe central et sur les toits parisiens. Les parterres, régulièrement replantés, changent de palette au fil des saisons, et les quinconces d’arbres taillés rappellent la main du jardinier d’art.
Les sculptures ponctuent le parcours. Des bronzes de Rodin, de Maillol et de Giacometti dialoguent avec les copies d’antiques installées dès 1719 à l’entrée principale. À l’est, l’Arc de triomphe du Carrousel ferme la perspective côté Louvre, tandis que la place de la Concorde et son obélisque prolongent la ligne vers les Champs-Élysées.
Musées et lieux culturels autour du jardin des Tuileries
Deux institutions occupent les angles occidentaux du jardin. Le musée de l’Orangerie, installé dans le bâtiment construit en 1852, abrite les Nymphéas de Claude Monet dans deux salles ovales conçues pour elles. La galerie nationale du Jeu de Paume, dans l’ancien court de tennis couvert de 1861, consacre sa programmation à la photographie et à l’image contemporaine.
À l’est, le musée du Louvre prolonge la promenade sous la pyramide. Le billet du Louvre ne donne pas accès aux Tuileries, qui restent libres, mais la proximité permet de composer une journée complète : une matinée dans les salles, une pause déjeuner au jardin, une exposition l’après-midi. Comptez une vingtaine de minutes de marche entre la sortie du musée et la place de la Concorde.
Activités pour les enfants et les familles au jardin des Tuileries
Le jardin reste l’une des sorties familiales les plus accessibles de la capitale, et l’essentiel tient dans un budget modeste.
- Petits bateaux à voile : location autour de 6 € pour 30 minutes, sur le bassin rond, une tradition attestée depuis 1850.
- Manège : environ 3 € le tour, installé près des aires de jeux.
- Trampolines : environ 3 € la séance, accessibles à partir de 2 ans.
- Aire de jeux : structures adaptées aux jeunes enfants, avec sol souple.
- Fête foraine estivale : manèges et stands installés dans le jardin pendant les vacances d’été.
Le domaine propose aussi des visites contées, des ateliers de dessin et des promenades commentées, généralement programmées du printemps à l’automne. Les créneaux partent vite : mieux vaut réserver en amont sur la billetterie du domaine. En décembre, un marché de Noël prend place dans le jardin, où l’on croise parfois un Poinsettia parmi les décorations florales des chalets.
Promenade, détente et restauration dans le jardin
Les chaises vertes sont l’institution discrète du lieu. On les déplace à volonté, à l’ombre d’un marronnier ou face au bassin, et elles suffisent à transformer une pause de dix minutes en vrai moment de repos. Certaines pelouses sont ouvertes à l’assise, d’autres non : la signalétique au sol tranche la question.
Pour un déjeuner sur place, plusieurs adresses se répartissent dans le jardin, du café rapide au restaurant avec terrasse. Les stands de glaces prennent le relais en été, notamment aux abords du Grand Bassin. Si vous préférez vous installer dehors avec votre propre matériel, un Transat jardin pliant reste la solution la plus simple pour un balcon ou une terrasse exposée, à condition de choisir un modèle qui supporte l’humidité.
Biodiversité et statut de jardin remarquable
Derrière l’image du jardin classique, les Tuileries abritent un écosystème actif. Le domaine compte plus de 3 000 arbres et accueille plus d’une trentaine d’espèces d’oiseaux, dont 21 strictement protégées à l’échelle nationale. Mésanges, sittelles, pics et rapaces urbains y trouvent un refuge au centre d’une zone très dense.
La Seine voisine forme un corridor écologique qui relie le bois de Vincennes au bois de Boulogne, et le jardin s’inscrit dans cette continuité. Depuis 2023, des inventaires de faune et de flore sont menés pour suivre l’évolution des milieux. Le label jardin remarquable, obtenu en 2019, reconnaît à la fois la qualité paysagère et la gestion raisonnée de cet espace.
Reproduire l’esprit des Tuileries chez soi
La rigueur du jardin à la française se transpose mal sur un balcon, mais quelques principes voyagent bien : une ligne directrice nette, des volumes taillés, un contraste entre minéral et végétal. Un grand pot en terre cuite, une bordure basse et une plante structurante suffisent à créer un axe visuel lisible.
L’entretien fait la différence sur la durée. Les symptômes se ressemblent d’une plante à l’autre : un Yucca feuilles qui jaunissent indique souvent un excès d’arrosage ou un pot devenu trop juste. Les arbustes à fleurs demandent, eux, une coupe franche après la floraison : le guide Comment tailler une sauge arbustive étape par étape détaille la méthode et le bon moment pour intervenir.
Trois itinéraires de visite selon le temps disponible
Le jardin se traverse en quinze minutes, mais s’apprécie mieux par étapes. Voici trois formats éprouvés.
| Durée | Parcours conseillé |
|---|---|
| 30 minutes | Entrée Tuileries, Grand Carré, bassin rond, sortie Concorde. |
| 1 heure | Ajout du Grand Couvert, du grand bassin octogonal et de la terrasse du Bord de l’eau. |
| 2 heures et plus | Traversée complète avec arrêt à l’Orangerie ou au Jeu de Paume, puis retour par la terrasse des Feuillants. |
Pour une première visite, entrez par la station Tuileries : la perspective s’ouvre d’un coup et la progression vers la Concorde suit le sens de lecture voulu par Le Nôtre. Si vous venez de la Concorde, l’effet inverse fonctionne aussi, avec le Louvre en ligne de mire.
Conseils pratiques : poussette, accessibilité et photographie
Les allées principales sont larges et stabilisées, ce qui rend la circulation en poussette confortable. Les zones en gravier et les marches de certaines terrasses demandent en revanche un peu d’anticipation. Pour les personnes à mobilité réduite, les entrées côté Rivoli et Concorde sont les plus simples, et des sanitaires adaptés sont disponibles aux abords du Grand Carré.
Côté photo, l’heure dorée offre les meilleurs contrastes, avec le soleil rasant qui souligne les alignements d’arbres. Le grand bassin octogonal et la perspective vers l’Arc de triomphe du Carrousel constituent les deux cadrages les plus efficaces. Le printemps et le début d’automne restent les périodes les plus agréables, tandis que les week-ends ensoleillés de juin concentrent la plus forte affluence.
Le jardin des Tuileries est-il ouvert le lundi et les jours fériés ?
Oui. Le jardin ouvre tous les jours de l’année, lundi et jours fériés compris, aux horaires saisonniers habituels. Seules des fermetures ponctuelles liées à des événements, des travaux ou des conditions météo peuvent modifier ce fonctionnement.
Combien de temps faut-il pour traverser le jardin des Tuileries ?
La traversée complète, de la station Tuileries à la place de la Concorde, prend une quinzaine de minutes à pied. Pour profiter des bassins, du Grand Couvert et des terrasses, comptez plutôt une heure, et une demi-journée si vous ajoutez une visite de l’Orangerie ou du Jeu de Paume.
Peut-on pique-niquer ou s’allonger sur les pelouses du jardin ?
Une partie des pelouses est ouverte à l’assise, l’autre non, et la signalétique au sol indique clairement les zones concernées. Le pique-nique est toléré sur les espaces autorisés et sur les bancs, à condition de remporter ses déchets et de ne pas installer de matériel encombrant.
Les chiens sont-ils autorisés dans le jardin des Tuileries ?
Les chiens tenus en laisse sont admis dans les allées, mais pas sur les pelouses ni dans les zones de jeux réservées aux enfants. Les propriétaires restent responsables du ramassage des déjections, et certaines animations peuvent entraîner des restrictions temporaires.
Quelle entrée choisir pour arriver depuis la place de la Concorde ?
Depuis la Concorde, l’accès se fait directement par l’ouest du jardin, face à l’obélisque et à l’entrée des Champs-Élysées. Cette porte place le grand bassin octogonal en premier plan et permet de remonter l’axe central vers le Louvre sans détour.
Le jardin des Tuileries est-il accessible en fauteuil roulant ?
Les allées principales sont larges et stabilisées, ce qui facilite la circulation en fauteuil roulant. Les entrées côté rue de Rivoli et place de la Concorde sont les plus pratiques, et des sanitaires adaptés aux personnes à mobilité réduite sont installés aux abords du Grand Carré.
